Textes et poèmes

Ca va mieux - Chanter - Couleurs gaiesCréer - Crier dans le désert - Dessiner - Faire les courses - Frénégonde et le hérisson"Hallot" de la claire fontaine - J'ai envie de m'r'poser -
J'ai écrit à quelqu'un - J'aime les arbresJardin envirginé - La coccinelle sans points -
La jolie chanson - La maison fracturée - La princesse SturzaL'araignée et le papillon -
La rapineLa taupe et le renard - L'AtréaumontLa yene et le renardLe "bikélapoubel" -
Le pot au feu -  Le silence du ver de terre - Le pot au feu - Les caillouxLes chaussettes -
Les talus - L'omeletteLycée Thomas CorneilleMa maison - Ma petite Raspouille - Maternité - Maternothérapie -  Mère se rit - Mes humeurs - Mon bois de St Amant - Mon secrétaire - Pommiers en fleurs - Qu'est-ce qui se passe ?RosiersSe lover - Souris sot - Un arbre de jardin -
 "Un baiser les boutonne" - Une plume d'oiseauVingt six janvier -      

Chanter

Certains disent "ça n'est pas serieux"...

Ils préfèrent parler littérature, de théatre, de cinéma ou de peinture,
et rangent la chanson, plus loin que la musique.
Mais la musique , il faut savoir y faire !
Tout le monde n'a pas le don de donner du clairon !

Bien sûr, beaucoup adorent écouter plein de trucs.
Encore heureux qu'à présent, la musique soit partout !

Car pendant longtemps, les gens seuls en chantant,
faisaient l'animation, et chantaient à tue-tête !
Sans aucune pudeur !
A la fin d'un repas, ou bien n'importe quand, comme ça.

Maintenant, la musique est partout.
Pas un lieu où l'on puisse l'éviter.
C'est un bien ! pensez vous.... vous avez peut être raison...
Mais aujourd'hui, si vous voulez chanter dans une maison,
la tablée vous fait taire.
Et prétend qu'à ses oreilles et bien vous faites ombrage.
Vous voyez, on n'est jamais contents.

Alors, si vous aimez chanter quelque soit votre répertoire,
une berceuse d'enfant, ou un rock endiablé.
De grâce, monsieur, madame, ne vous faites pas prier...
et jetez au rebut ces réflexes déplacés.
Ouvrez grands vos bras, et poussez la chansonnette.
Si se taire traduit quelquefois un malaise sous-jacent,
Chanter, si vous en avez envie,
Traduit au contraire un bien-être assuré.
Aussi, il est bon, pour votre santé
De laisser sortir les notes, et toutes ses denrées.

Vous aurez alors, vous en serez surpris,
Le coeur emmitouflé, de ouate edulcorée.

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Mon secrétaire

C'est le bazar dans mon secrétaire.
Quelquefois, je l'avoue, j'ose à peine ouvrir la porte.
Ca va de la vaisselle cassée, en passant par les gommes;
Des mouchoirs en papier, aux horaires de ch'mins d'fer.
Trois échevaux de coton près de belles images,
Un marque page , un petit sac banane.
Un stylo plume qui ne marche plus,
Avec des stylos bic et un tube de colle.
Sur la gauche j'ai rangé une boîte avec des encriers.
Un thermomètre "applique"
Du sparadrap marron, pour fermer les cartons.
Il ya des sacs en papier, des enveloppes usagées
Des timbres d'écolier, pour orner le courrier.
Dans une boîte en plastique, là, j'y range mes timbres.
Pour orner le courrier, comme ça, c'est vite fait.
Des cartouches de stylos, bleu marine, c'est beau,
Une pipette à sertis, c'est pour peindre sur soie.
Un carnet de factures c'était il y a longtemps,
Des enveloppes rembourrées, pour envoyer les boutures.
Des cartes routières, pour rejoindr' les frontières....
Des étuis d'étiquettes, de patchs, et de gommettes,
Un chiffon "édredon"pour faire un sous main
Car je n'aime pas écrire sur une surface dure.
A droite, j'ai mis les grands formats.
Une chemise classeur pour ranger le courrier.
Une aquarelle ratée que je n'ose pas jeter......
Des enveloppes du Canada qui dépassent partout,
Des chemises cartons, avec des élastiques.
Un gros paquet de feuilles blanches....
Le foulard de la chorale, plié sur le dessus.
Une boîte de punaises, une autre de trombones.
Des post its, des cartes de visite.
Une boîte de stylo où il n'y a plus de stylo
Un parfum bon marché que j'ai même pas usé.
Un coin de table de chevet il est gris, et est en marbre usé.
Quand j'aurai ce qu'il faut, je le recollerai.
Des enveloppes ordinaires, pour les lettres ordinaires.
Des élastiques, du plastique, Un porte monnaie poignet.

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Le silence du ver de terre

Quelquefois, ça arrive, et c'est bien agréable. Une occasion unique de sortir un p'tit peu.
Pour mieux se regarder, et penser à autre chose.
Le silence a rempli la maison, et les pinceaux sont posés sur la table.
Des aquarelles en route, elles sont bien hésitantes. Aucune n'a la moindre idée, de ce qu'elle va donner.
Un beau pinceau tout neuf, est là pour stimuler....
Des carrés d'aquarelle eux aussi inaugurés.
Ce gros pinceau tout mouillé, fait une jolie pointe. Il contient à lui seul la teneur d'une larme.
Une larme aquarelle, qui ne demande qu'à couler. Elle filera sur la papier, que j'ai sollicité.
Je vogue dans les parmes, les rosés et grenats.
Je penche vers le lilas et en cueille une branche.....
Je frôle la pervenche, prend une touche d'acacia.
Comme je n'aime pas attendre que cela sèche, j'en peint d'habitude, plusieurs à la fois.
Une autre a commencé, par un rouge orangé.
Puis, en regardant bien, elle ne me plaisait plus.
Qu'à celà ne tienne, je fais ce que je veux... J'ai passé au dessus, un brun en transparence.
Pour tout dire, pour l'instant, elle ne ressemble à rien....
A rien, à rien, à rien, à rien....... C'est là tout ce qu'elle me dit.
Mais c'est qu'elle voudrait me dire quelque chose.
Mais elle reste muette, et j'en connais la cause.
Qu'à celà ne tienne, je passe à une autre. Avec un peu de chance, celle là parlera.
Attendez................ je vais voir. celle là va parler.
Parler, parler.... Encore une folie !
Pourquoi celle là parlerait mieux que l'autre ?
C'est que celle là a du vert, un beau vert "herbe tendre"....
Alors, bien sûr, celle là a droit à plus de prévenance.
Un beau vert et voilà la jardinière qui montre son nez.
Que voulez c'est comme ça, moi, je n'y peux rien. Le vert, à moi, ça m'a toujours parlé.
J'y peux rien, c'est comme ça. C'est sans ambiguité !
Alors, bien, sûr, vous avez les deux autres, qui vont la ramener....
Est ce ma faute à moi, si le vert me parle.....
Le vert le vert le verbe me parle.
Mais si le verbe me parle plus sûrement que le vert.
Comment vais-je faire, moi, pour faire parler le vert ?
Notez qu'il est préférable, de faire parler le vert, que de faire parler le verre.
Quoi qu'en ce qui me concerne, je ne bois pas d'alcool....
Mais par contre il en est que je sais faire parler. Je fais parler aussi, certains vers de rime,
Ou alors je fais parler certains vers ce sont les vers de terre.
Quand je suis au jardin ne dit on pas d'eux
Qu'ils sont les meilleurs auxiliaires, aides des jardiniers ???
Cependant, je dois dire, que même près de mon oreille, J'ai beau les supplier.......
Jamais au grand jamais, je ne les ai entendus. Papoter, chuchoter, marmoner, discourir...
Non,vraiment je sais pas mal de choses, sur les lombrics et leurs moeurs.
Ils mangent la terre, et chient de l'engrais.... Ca peut vous paraître un peu rébarbatif,
Mais c'est pourtant bien là une notion essentielle !
Que serions, nous, pauvres humains, sans ces drôles de bêtes.

En cette nouvelle année c'est une revélation..... Que serions nous sans les vers de terre ?

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Un arbre de jardin

Il surplombe à sa façon, toute la verdure. Il capte le soleil, à travers la ramure.
Laisse passer la lumière, pour voir les petits bulbes éclore sous la trouée de ses branches fourchues.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

Parfois, sans le vouloir, ses branches touchent le sol. Elles sont tortueuses et forment comme des coupoles.
Elles caressent les fleurs, avec un doux silence les fleurs de cyclamen, de jonquilles de pervenches.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

Parfois, une tempête vient modifier la chose...... Il filtre la venture et laisse passer le vent.
Ses branches ploient un peu, et c'est comme une caresse, qu'il donne sans le savoir , tout en delicatesse.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

Quelquefois, c'est la tempête Il se renfrogne un peu. On le croit, un peu fragile,car il est imposant.
Et si toutes ces branches, finissaient par casser ? Si toutes ces furies arrivaient à le lasser......

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

A force de souffler, les branches ont bien fini. Par regarder un peu, de l'autre côté.....
c'est le vent, le terrible, qui lui faire cela. Mais elles sont solides, et rien ne lui fait peur.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

Et puis l'automne arrive, et c'est bien la saison. Les feuilles cramoisies tombent à l'unisson.
Il offre aux vents du nord son squelette charnu. Une silhouette qui parait saugrenue.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

La lumière en son sein est alors plus forte. Les bulbes de printemps vont finir par percer.
Les tapis d'anémones vont bientôt apparaître. Cotoyant les violettes et les pâquerettes.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

Quand je ferme les yeux, je le vois different. Il porte à chaque branche, des rubans bariolés.
Ils s'envolent au vent, comme des prières attachées à un fil que le vent emporte.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

Chaque ruban est une chanson. Quand le vent les emporte, c'est vous qui êtes chez vous.
Quelqu'un "ami" la musique, et le vent s'est levé.

C'est un arbre de jardin, un arbre de jardin.

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Les chaussettes

Moi je mets des chaussettes parce que c'est super chouette.
Very Happy
Mais mon dieu quelle rime ! Ben,voilà !c'est la frime Cool Cool Cool

Et puis une autre paire pas marcher de travers.
Des fois je me dandine, fais la fée "carabine".

Pourquoi t'as l'nez en l'air pas r'garder en arrière.
Essaie de marcher droit c'est possible des fois.

Mais marcher de travers avec le nez en l'air,
Ca presente l'avantage de r'garder les nuages.

Ils montrent des visages des jouflus en bas âge.
Des poupons dodelines qui font la moue câline.

S'promener nez en l'air, regarder les étoiles
Si elles sont bien sages elles baillent et se devoilent.

C'est la faute à la lune... Elle est bête comme une prune.
"de monsieur", oui bien sûr elle va faire fortune.

Nous ramener d'ailleurs des chaussettes plus belles.
Des rouges roses ou rouges à rayures ou carreaux.

De pareilles chaussettes je le dis , oui, c'est chouette.
Pour peu qu'encore en plus les orteils s'y mettent.....

Je les vois alors, comme des pierres précieuses.
Un orteil en topaze et un autre en rubis

Un troisième en saphir et l'autre en pérido
Un autre en diamant là , ça f'rait rococo.

Tiens, des "bijoux d'orteils" ça serait pas pareil.
Ce serait un plaisir à nul autre pareil.

Voir ainsi baisé, un pied venusien
Paré de ces joyaux moi me paraît très sain. Embarassed

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Créer

Heureusement que créer c'est fait pour délecter nos petits coeurs à nous qui n'avons pas le sou.

Moi quand je vais peindre je me fous de savoir ce que les gens vont dire mépriser ou médire.

Je recherche d'abord ce qu'il me faut encor' pour finir par sourire arrangeant mes décors.

Un décor d'opéra ben ma foi, pourquoi pas ! Me raconte une histoire qui ne peut décevoir.

Une jolie histoire qui transforme quelque peu ce que moi sans aveu je ne veux ni ne peux.

Ainsi bien arrangée ce qui faisait mal de rubans frisottis en faisant des guilis.

Quand je prends mes pinceaux ou alors mon stylo, moi, je pars en voyage sans jamais faire naufrage.

Le papier me rassure comme plancher des vaches. Qu'il soit blanc ordinaire ou bien bel aquarelle.
Qu'il soit mis de portées ou bien récupéré. Il est matière à moi aussi sûr que ma peau.
Embarassed Cool

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Se lover

se lover assoifée....

Voir en ces matins là combien ses grands bras Savent me protéger et combien me combler.

Partir à la ronde cotoyer les étoiles Sentir sur ma peau combien il a chaud
Une alcove en son sein pour donner des calins.

Et ainsi décoller vers bien d'autres contrées Ou les cons s'évaporent ou l'on est presque morts.

Non ! Je n'suis pas d'accord car de mort il n' y a quand on se sent aimée être transfigurée
Moi je disais celà car mon corps en l'état en pareille occasion dans les cieux il se fond.

Car là il n'est plus chair mais plutôt horizon il est léger, diaphane, et se moque en l'instant
De savoir en ces lieux si est dans la norme car moi j'aime à savoir que mon corps regardé
Fait penser à l'azur aux nymphes et mille denrées.

Et alors on s'envole, gardons nos auréoles et chatouillons les anges qui vers nous se penchent.

De pareilles envolées moi, ça me fait rêver. Mais les vivre pour de vrai dans les bras de l'aimé
Me fait parfois penser que parlant de la sorte mes superbes virées paraissent étranges.

C'est poutant comme ça moi,ça n'me derange pas...... Je suis comme éole et alors, je m'envole, je suis dans les airs je ne touche plus terre.
Jambes comme gazelles mon corps en sommeil devient papillon et fait des étincelles .
Sur son corps il se pose et alors il s'impose.

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Vingt six janvier

Venir insidieusement
Nager gentiment
Telle une six reine allongée.

Sensualiser l' ivresse du Xéres.

J'aimerai anéantir
N'importe quel vrombissement immatériel
Emanant des ratages successifs
.

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Ca va mieux

La tempête a commencé à faiblir. Au jardin Papillon, on a un arbre,
Un marronnier rouge, atteint de cette maladie.
On ne sait comment il a contracté cette blessure, pendant son jeune age, peut être.
On a posé sur celle ci un cicatrisant, puis l'écorce s'est refermée.
Elle est toujours là, qui touche sa chair jusqu'en son coeur.
Ca fait comme une bouche verticale, que l'obier à digéré.
Sa croissance est normale, et nous prodigue chaque année,
Des grosses fleurs rouges juste à notre hauteur.
Certains prétendent que les fruits sont stériles. D'autres affirment le contraire.
Moi, j'ai eu trois gros marrons, cette année.
Je les avais soigneusement gardés, pour les faire germer.
Mais un oiseau malencontreux, est venu les déranger, et ainsi me les a mangé.
Il me faudra donc encore attendre, que les années soient passées; les marrons, de nouveau récoltés,
Pour enfin savoir, ce qu'ils vont me donner.

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Ma maison

"moi, j'aurai une maison, avec presque pas de mur"

Moi, j'aimerai, avoir une maison..... Une maison bien à nous, dans laquelle je m'installerai.
Une maison, où il y aurait, assez de place, pour pouvoir héberger toutes sortes d'oiseaux.
Une maison qui serait, une sorte de volière, avec un piano, et des instruments à vent.

Le séjour, serait grand. Aussi grand que nécessaire, autant le dire, vraiment en fait, il serait géant.
Je poserai sur les murs, des traces de peinture. Je tendrai à l'horizontale, de grands voilages, et du cristal.
Sur les murs, j'aimerai bien aussi, y poser un peu de liège. Car j'aime bien ça.
Vous savez, ce matériau, qui tient particulier'ment chaud.

Comme ça, on y serait bien. Et même bien mieux que cela.
A l'extérieur, il y aurait, une foultitude de choses. D'abord, un jardin, bien sûr, c'est inévitable......
Car pour moi, c'est bien plus que ça, c'est franchement incontournable.
Le vitrage serait béant, et à chaque ouverture, le ciel et les nuages rentreraient dedans.
J'accepte, aussi, les cumulonimbus, les stratus et les cumulus.
Les arbres qui se penchent, ainsi que les arbustes.
Les envols de poussière, et de pétales séchés,
Les feuilles qui s'envolent, quand l'automne sera venu.

Et puis j'ai aussi oublié, au sujet du jardin. Bien sûr, il serait immense.
Un peu comme aujourd'hui.
On y rencontrera, des roses, qui embaument, Des arbustes de toutes sortes, par exemple, des pterostirax, des photinias, des mahonias, des parotias, du reseda...
Et même un mimosa
.
L'herbe y serait très tendre. Si tendre, qu'on aimerait venir ainsi la manger telle une salade.....
Ha oui, j'allais oublier. Pourtant, c'est important.
J'y cultiverai comme à l'accoutumée, des fleurs vivaces partout.

J'aime bien les vivaces, car précisément, elles passent l'hiver dehors.....
On les retrouve chaque année, comme le font les arbres.
Moi, j'y cultive encore, certaines d'entre elles, qui m'ont été offertes, il y a plus de vingt ans.

Enfin, voilà, je crois, que je vous ai tout dit.
Voilà donc la maison qu'un jour, j'aimerai avoir.

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Mes humeurs

Quand je me repose je fais une pause
Ou des fois l'on trouve que le temps est morose

Et quand je trépigne car impatiente
Au moins j'imagine que l'envie me hante

Quand je batifolle non je suis pas folle
Je suis en gondole sous un parasol

SI parfois je râle Ha! ça c'est trop fort!
Et puis je m'affale , puis je fais le mort.

OU je m'égosille pour enfin causer
Juste pour une vrille me désaltérer

Si je suis en colère ben, là çà explose
C'est mon caractère ben, voyons si j'ose.

Et si je me tais si des fois ça lasse
C'est tout l'interêt......

Voir si je trepasse.

SI je ne dis mot ça fait des vacances
A tous les terriens qui aiment le silence

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La maison fracturée

C'était par une belle journée, du mois de juin ou de juillet,
C'était une journée d'été. Il faisait particulièrement chaud.
Le soleil laissait paraître toute sa force, juste en dessous du hêtre.
C'était un jour, chez mes parents....il y a bien longtemps.
J'étais venue, comme je le faisais souvent, pour fouiner dans les bâtiments....
Un truc de gosse ! Quoi... Un truc normal....

Et puis quelqu'un m'a poussé,
Et la porte s'est refermée....
C'est précisément à cet instant, que j'ai décidé de crier....

 " PAS LA PEINE DE CRIER, ELLE NE T'ENTENDRA PAS "
Et ma maison fut fracturée.

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Jardin envirginé

Il a bien neigé, là... Tout est recouvert, là...
On est en hiver, là... Tout est recouvert.

Sous ce blanc manteau, là... On peut voir la terre, là...
Comme des tourtereaux, là... Tout ça sans s'en faire.

Les petites fleurs là... Qui sont rassemblées, là...
Forment comme des coeurs, là... Toutes protégées, là...

Ce blanc virginal, là... Qui fait la lumière , là...
N'est pas marginal, là.... En cette saison

C'est pas du blanc d'oeuf, là... pour les cuisineux,là....
Pas du blanc d'Espagne, là... Ni des farineux.

C'est pas du mariage, là.... Ni fleur d'oranger
Pas non plus du talc, là... Pour mettre aux bébés

Un jour un matin là... J'ai vu retourné, là...
Quelques marcassins, et des sangliers

Jardin envirginé ainsi s'est retrouvé
J'avais imaginé splendeur retrouvée.

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Pommiers en fleurs

Pommiers en fleurs, que de candeur. Un été en Normandie on était toutes jolies.

Beaux sucres d'orge mais pas si fortes, des messieurs aiment bien ça.
Pomme sucre et reseda.

Un jour d'été emprisonnée cet homme là aimait ça. Se tût et point ne parla.

Des anges passérent et l'emmenèrent

Des ailes blanches emmitouflées ils l'enveloppérent, et la protégèrent.

Quand fut fini son sale délit, ils la posèrent, sur le parterre, terrifiée toute souillée.

Comment ? Que faire ? Vaut mieux se taire.
"J'y arriverai, je le promets " pommes pourries, fallait s'y faire.

Pommiers en fleurs que de candeur. Un été en Normandie on était toutes jolies.

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La princesse Sturza

Ma princesse à moi.

On dit qu'elle se la pète, oui, oui, c'est un peu vrai.
On dit qu'elle travaille même s'il pleut. oui,oui, mais j'aimerai voir.
On dit qu'elle est dure au travail... oui, oui, c'est sa génération.
Que vraiment, elle est très très exigeante.
Oui, mais ce sont les stagiaires, qui bossent.
On dit qu'elle est intransigeante.... oui, oui, elle est même carrement chiante.
On dit qu'elle n'est pas "facile". Oui, oui, elle a son caractère.
On dit qu'elle refuse de dédicacer son livre. Oui, oui, c'est très vrai !
On dit qu'elle file des coup de binette au visiteurs...
Oui, oui,"ça c'est vrai ça"....

Mais elle laisse, dans votre coeur, et ça sans le savoir,
un souvenir très doux, de camaieux subtils.....
Une journée d'abattement, car elle ouvre les fenêtres.
Elle a semé des graines de "stimulis jardiniers",
et vous qui ne le savez, vous allez les semer.

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"Halot" de la claire fontaine

C'est une sensation assez pâle. Un peu comme un nuage qui bouge tout le temps.
Je regardais interrogée, cette image de moi qui ainsi vascillait.
C'est étrange de penser qu' il ya bien longtemps, les gens les plus modestes n'avaient que ce moyen.
Regarder son image, dans le reflet de l'eau....
Pas moyen de faire autrement, pour avoir une fois, une idée de l'image que l'on donne de soi.
"eau" combien illusoire, et bien dysmorphique. Le contour de menton faisant des vagues, vague à lames et lames de front.
Les rides ondoyant comme des vaguelettes. Le soleil à côté y perdait son éclat.
Le contour du visage bougeait gentiment pendant que le menton était proéminent.
Puis soudain, le soleil se cache.....
il commence à faire nuit, et l'orage menace.
Et moi, je reste là, me voyant disparaître... Puis soudain une goutte, tombe là, juste, au milieu.
un cercle concentrique vient manger mon image. Et puis une autre arrive, et vient brouiller les cartes.
Mon visage n'est plus qu'un doux puzzle, dont les pièces sont toutes disséminées
La pluie qui tombe coule dans mon cou.
Je ruisselle, comme une fontaine.
le temps était lourd..... Tout le monde est rentré. Moi, je suis restée, grisée par mon identité. Après cette douche, quand même, je rentre......
"Ne pas faire comme tout le monde,"
Toujours une obsession.

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Mon bois de St Amant

Y'a un arbre je m'y colle. Je compte les minutes, Je frémis, et m'affole impatiente je lutte.
Ou se sont il cachés ? Pleins de belle paroles, ils avait décidés que point je ne les trouverai.
Et puis j'en ai assez. Moi, je ne joue plus. Levant le nez au ciel, je vois de grosses branches. Le vent, parmi ces membres me donne le vertige.
Mais où sont ils passés ? Personne ne me répond. Je m'assois sur le sol parmi les feuilles mortes.
Le vent s'est renforcé, et couvre tous les bruits. Les bogues de châtaignes me piquent les avant bras.
Les feuilles décomposées, s'écrasent sous mes pas. Je rammasse les châtaignes, et en bourre mes poches.

Allongé de la sorte, un jour je le serai, à l'ombre d'un tilleul, ou d'une autre futaie.
Pas à l'ombre d'un hêtre car l'ombre est trop épaisse.
Mais sous un vieux pommier; ou d'un grand cerisier.

Je deviendrai cerise, ou grosse pomme à croquer.
Et par tout ce mystére, ainsi je rentrerai, dans vos estomacs, vous ! qui ne vous en doutez !
Je ferai germer en vous la joie et la gaité. Mes graines de compassion vous illumineront.
Mes semences d' amour vous bouleverseront.

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Une plume d'oiseau

De l'oiseau tout là haut., elle s'était détachée, elle virevoltait, comme des confettis,
Finit par se poser, comme ça à ses pieds.

" la vie c'est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber".

Elle était assise sur un banc au jardin. Regarda cette plume, qui à elle s'imposa.
Les genoux bien serrés, sur ses cuisses se posa.

Et puis ce fut la feuille. Elle releva son nez, et la vit arriver.
Elle était toute blanche,et bien qu'en apparence, montrait parsemés, des traces de baisers.

Une missive amoureuse........?
D'une éprise frileuse ..............?
Il y avait aussi des traces d'humidité. Peut être de larmes, ou bien de rosée.
Pourtant cette feuille blanche demandait quelque chose. un sonnet, une rime, ou peut être une prose.....

La jeune fille alors, emmena les deux. Elle partit sous le bras, son papier et sa plume.
J'ai oui dire dernièr'ment qu'elle cherchait un endroit.
Un moyen de noicir un jour cette feuille blanche.

Faut v'nir sur le forum ! Ne crois pas que j'deconne....
Ici on aime bien lire des trucs bons, et aussi du moins bon.
Il faut oser parler. Par les mots se soulager. Si c'est encor' trop tôt.
Et bien c'est pas bien grave. Car ici rien ne presse, on a tout notre temps.
Alors, on t'attendra, antant qu'il le faudra.

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L'Atréaumont

Ce beau jardin,de murs ceint, bleu delphinium, "sacré géranium"
Un rosier rose, qui je suppose grimpe toujours et je tourne autour.
Quémande une bouture ben,oui,c'est ma nature !

Des primevères sement à la ronde en jaune clair, de jolis festons.
Si elles sont roses, là je suppose, que les insectes, parfois s'en délectent.
Dans un verre en pirex tout rond, et sans complexe.

Belles impatiences, qui par décence restent en sous bois, parmi les essences.
Pivoines en touffe,qui a dit "ouf "! Car s'il pleuvait, on ne les verrait.
Le vent dans les branchages fait bruisser les feuillages.

Grands delphiniums qui lancent en l'air de grands éclairs, et sans décorum,
Epimédiums, de l'épervière hémérocalles, et rouge cardinal.
Cannes à pêche des anges qui ploient et se balancent.

L'atréaumont,c'est par ici, a su semer tout ce qu'il fallait.
Quelques chevreuils, des écureuils, de la passion, futurs horizons.
Des graines qui s'envolent germent et caracollent.

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L'araignée et le papillon

  Il arrive quelquefois, que même les mots me manquent. Je voudrai dire un truc, et puis tout se bouscule.
J'entrouve mes lévres, pour faire sortir un son. Ma voix s'époumone, ou sort de travers.
J'hesite un p'tit peu, et voilà ce qui sort.
Je l'entends c'est un mot, mais celui de Cambronne.
Ha ! c'est facile à dire...... "parle" "parlez " "parlez donc"!!!!!
Il y a des jours avec, et puis des jours sans.

Mes idées se bousculent et c'est la grande fiesta.
C'est une pelote de laine, un truc indemêlable. un machin biscornu,
Un embroglio mémorable.

Et quelquefois, je ne sais pas pourquoi..... Il arrive au contraire que ça file tout seul....
ça file ça file ça file.........
Un peu comme une toile, précisement. Je suis une araignée, à un fil suspendu.
Je tisse une rosace mille fois répétée. ça fait de grandes fleurs, qui accrochent la rosée.
ça capte la buée, et enfile des perles, des perles vagabondes qui sont faites de mots.
Je les chope comme je peux, pour paufiner mon texte mais parfois ça se coince, et je bricole un max.....
Mes textes sont des oeufs, des oeufs d'araignée. Une araignée avec des chaussettes bigarrées,
Et Dieu sait que vu le nombre, en couleurs d 'arc en ciel y sont représentées.
Alors, bientôt vous verrez....... Une araignée énorme couleur multicolore
Vous parler d'un jardin, le jardin Papillon.
Une araignée parler de Papillon......

Mais au fait, y avez vous pensé.......
Qu'est ce que fait une araignée, en présence d'un papillon........
Avez vous déjà vu un papillon dans une toile d'araignée??????

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Crier dans le désert

Car oui, crier dans le desert n'engendre pas de commentaire.
Enfin, pour la plupart des gens Qui eux bien sûr ne savent pas.
Comme il est bon de dire un peu, de dire un peu ce que l'on veut.
Parler pour dire ou bien médire, parler pour dire ou bien ME dire.
Me dire SI ! je t'aime bien. Me dire si tu me convient.
Me dire "Oh comme tu es belle, on dirait une demoiselle ! "
Me dire, "tiens, si ça s'trouve, elle a p't'être envie de crier",
Ou bien alors" elle a p't'être envie d'la fermer !"
he ! là, je vois, vous souriez...... C'est pas la peine de vous moquer....
Vous vous contentez de me lire sans faire appel à vos sbires ( c'est quoi ce mot ???? )
C'est plus facile, d'être inspecteur, d'un petit texte sans façon
Juste derrière votre clavier, vous êtes sans ambiguités
Vous vous cachez, vous faites petits peut être presque ratatinés,
Et puis là vous vous rassasiez.......

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Ma petite Raspouille

Oui, ce matin, j'ai envie d'en parler. Ca faisait bien longtemps, je l'avais déploré.
Des filles, j'en avais, mais n'avais point de fils.

Dans une salle d'attente, un jour, j'ai trouvé, une brochure qui ainsi disait,
"parrainer un enfant, vous verrez, c'est marrant".
Enfin, un truc comme ça.... Je ne m'en souviens plus. J'ai emmené la feuille, et l'ai gardée longtemps.
Dans mon sac elle restait, et ça en même temps, que dans ma tête germait, le désir de le faire.
Car bien sûr, il n'faut pas oublier, que c'est un engag'ment, et qu'il faut s'y tenir.
Découvert chaque mois, j'ai pensé que vraiment, ce serait lourd pour moi, que je ne pouvais pas.

Cependant, comme je suis têtue, je gardais ce papier, qui toujours m'appelait.

Puis le temps a passé, il était toujours là.
à la nouvelle année, comme dans d'autre domaines, les bonnes résolutions, furent ainsi les miennes.
D'abord j'ai décidé, de passer à l'action.... Faire ce que je veux vraiment, pas de compromissions.
Alors je l'ai fait ! Car j'avais mes raisons. J'ai choisi un pays, où l'on parle espagnol.
Quand j'étais au collège, ces cours là m'allaient bien. ça faisait bien longtemps, j'allais donc m'y remettre. Me voir, m'imaginer, pouvoir en discuter.

La lettre fut postée, en même temps que le chèque. 
A présent j'attendais,bientôt de leurs nouvelles.

Et ce jour arriva ! Bonjour, le facteur. Un dossier bien épais, un papier kraft usé.

ça y était je l'avais ! et je m'suis installée. Sur mes genoux posés, j'ai commencé à lire.
L'enveloppe contenait, parmi toute la doc', une histoire du pays, leurs coutumes, leurs soucis.
Et enfin, je l'avais, en face de l'objectif, une trogne bien ronde, un regard incisif.

Sur les genoux de sa grand mère, ainsi installé. Il fixait du regard, ce bonhomme, interloqué.
La grand mère, elle aussi, fixait l'objectif, son regard, très profond, aussi en disait long.
Elle avait choisi là, d'ainsi coopérer.
Pour voir enfin, son fils, à l'école aller, être sûr de manger, étre sûr d'avancer....
Dans cette association, c’est comme ça qu'ils fonctionnent.
C'est la communauté, qui élit un enfant. C'est lui qui représente, ainsi "la nichée"...
Quand il est parrainé, c'est donc un peu le Roi. Il est ambassadeur, de l'argent qu'on envoie.
Le projet mis sur pieds, peut ainsi prospérer.
Assez vite je le crois, j’ai écrit mon courrier. Car c'était à moi d'ouvrir les hostilités.

Parler espagnol ! Moi, je ne savais plus....
Je cherchais chaque mot, pour confirmer mes restes...
Comme il est tout petit, n'a que six ans et'dmi. J'ai mis plein de photos...
De moi bien sur d'abord, du mari, des enfants, de la maison ainsi que du jardin.
Je voulais qu'il voie bien l'endroit où l'on vit. Je voulais qu'il sente, qu'on l'aime déjà ici... 
A présent, c'est moi qui attend de ses nouvelles.
Il faut compter cinq mois, pour avoir une réponse.

Si je vous dis celà, aussi tôt ce matin, c'est pour vous dire combien, cette relation me comble....
Voir ses pieds entravés, pour une si petite somme.....
Non, vraiment je l'admets, c'était mal calculé...
Le bonheur, de se savoir utile. Donner si peu d'argent, pour un tel plaisir...
Si j'avais su avant, à quel point j'aimerai, je ne m'en s'rai pas privée, bien vite, je l'aurai fait.

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J'ai écrit à quelqu'un

Vous m'direz, y'a pas d'quoi en faire un fromage.
Car des lettres j'en écris des longues, des courtes, des passionnées, des passionnantes, des pas banales, des verticales.
Des en gros titres, des majuscules, des minuscules, des imprimeries, des parodies.
Des engueulades , des trucs pas fades, des trucs en vrilles, sans modestie.
Des indésirables, et des détestables, des conformistes et des pas tristes.

J'ai écrit à quelqu'un mon Dieu qu'ça fait du bien.

Souvent à mes corrspondantes, j'écris.
J'écris en Hollande, dans le Berry, en Toscane ou en Pensylvanie.
à Rio ou à Canterburry, en Sibérie, au Népal.
J'utilise mon stylo, comme une cathédrale. La pointe est acerée, comme un clocher d'église,
Et j 'écris de la sorte, en usant de la girouette, comme une plume d'oie ou un beau stylo plume.

J'ai écrit à quelqu'un mon Dieu,qu'ça fait du bien.

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La jolie chanson

Je vais écrire une jolie chanson.
Que même vous, en me lisant, vous serez jaloux.
Vous direz" c'est vrai ! fallait y penser".

Je vais écrire une jolie chanson
Que même vous, en l'écoutant, bien,vous direz :
Mon Dieu que c'est beau, c'est original !

Je vais écrire une jolie chanson,
Que même vous, en la chantant, et bien, vous pens'rez :
Ben dis donc ! quelle imagination !

Je vais écrire une jolie chanson
Que même vous, en en parlant, et bien vous direz :
C'est qu'ça sonne très bien, ça, c'est pas banal !

Je vais écrire une jolie chanson
Que même vous, en en discutant, et bien, vous hurlerez :
Mais c'est incroyable ! Que de talent !

Un jour, je sais, j'en écrirai une.
Que même vous, vous serez baba. Et là, vous vous taierez
Mais c'est emmerdant, car je n'sais pas quand !

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Lycée Thomas Corneille

Au lycée Thomas Corneille. Une enfance un peu triste.
Et puis le collége.... Et ce fut en pension que je pris du galon.
Une fenêtre ouverte sur la vie. Des milieux autres que le mien....
Des enfants d'instituteurs, de professeurs, des imigrés, que pour la première fois je voyais.
J'étais bien loin alors de l'heure de la traite, de nourrir les cochons, de rassembler les vaches.

Aussi, quand je rentrais en fin de semaine, je revois cette image, des agneaux dans les prés,
Qui sur l'herbe bien verte s'empressaient de têter.
Il faisait alors très beau. Et cette vision champêtre me ravissait le coeur.
Descendre la valise, faire la fête aux chiens. La ferme m'avait manqué, mais on n'y pouvait rien.

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J'ai envie de m'r'poser

C'était l'animation.....
La maison presque pleine, de paroles, de calins, de discours, de sourires.
Les va et viens de la cuisine à la salle à manger.
On regarde le sapin, et tout ce qu'il ya au pied. On pense à la bouffe, à quoi bon y penser.
"un morceau avalé n'a plus de goût." Voilà pourquoi il vaut mieux se nourir
De paroles de musique, d'histoires et de chansons.
La nourriture intellectuelle vaut mieux que la nourriture tout court.
A moins que le repas soit mémorable, ce qui peut être le cas aussi.
Il ne faut pas négliger une bonne table.
Mais ce qui fait une bonne table n'est il pas en effet de s'y trouver avec des gens que l'on aime. Peu importe la nourriture.
Je suis décidement une grande sentimentale, qui a une panse bien vite rassasiée.... Ceci explique probablement celà.
Bon. Allez.......un peu de rangement.
Puis je vais voir comment je pourrai copier de superbes illustrations de livre pour enfants.
C'est pour peaufiner ma technique. Tout ça en musique, ça va sans dire.

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Mère se rit

J'entre dans la boutique.
Les diverses couleurs parviennent à mes yeux.
A ma droite les machines à coudre, à ma gauche, les objets à broder.
Puis les pelotes de laine et les canevas.
Sur le dessus, en camayeux bigarrés, les fils à broder ainsi que les cotons,
Nous donnent un eventails en forme d'arc en ciel.

Rangés par catégories les diverses étoffes nous donnent la panoplie.
Du taffeta du coton, de la soie, du dralon, du vichy du matelassé, du piqué de la toile,
Des rideaux, de la percale, de l'acetate,des housses, des taies en vrac.
Du molleton, du pilou, des velours, du côtelé, du drap, du chintz, de la toile de jute, de la toile de jouy. Des imprimés en lin, des bouttis à carreaux.

Des plaids en jacquard, des voilages et des housses.
Les patrons et les fils, des bobines des ustensiles.

Suspendus au plafond, des coussins qui m'appellent des nappes et des dentelles.
Attachés à un fil, comme si c'était dehors,
Des torchons des mouchoirs, des serviettes et des peignoirs.....
Les femmes vont et viennent avec leurs paniers des envies plein la tête, de broderies, de couture, de tricot de crochet, de canevas de tentures. 

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Rosiers

Rosier rouge, si ça bouge,
Un chaton peut cacher, car monter, il peut faire
Mais descendre, ne peut nier.
Les bras grands ouverts, miaule et vocifère.

Rosier jaune parait il cocufie son aimant.
Moi je dis: "c'est dommage, de s'priver, d'son ramage".
Du soufre, du safran, j'aime tout autant.

Rosier rose, je suppose, aime aussi, l'paradis.
Attendrir d'autres fleurs, même si c'est pas l'heure.
Tonnelles envahies, venez par ici.

En chamois, c'est pour moi, le summum des rosiers.
Car chaleur, et douceurs elles me donnent amitiés.
En chair, en caresse doux comme tendresse.

Rosiers blancs pertinants, envahit, tous les arbres.
De guirlandes, en dentelles, qui pendent, etincellent.
D'un voile tout leger et immaculé.

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L'omelette

Quand j'étais petite fille Nicolas et Pimprenelle
Cadette de la famille au doigt une coccinelle
Grande comme la table rêveuse comme cartable

Un papillon sur la tête l'autre sur une épaule
Véroniques et pâquerettes
A la main une branche de saule je cueillais mille fleurettes
Dans la poche un petit crapaud.

Posé delicatement un pied sur une taupinière
Aux yeux d'un coléoptère faisaient montagnes et cratères
Endormie parmi les blés seul un pinson pinsonnait.

Parmi les herbes folles petit manteau rouge pour me voir
Rêveuse, plus que frivole bientôt il allait pleuvoir,
Un oeuf au fond de ma poche.....
Om'lette.......... il fallait savoir !

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Souris sot

C'est l'histoire du "souris sot" et de la "mus a règne".

Il était une fois, une souris un peu conne. Elle aimait bien boire, C'était une ivrogne.
Elle vivait dans le bâtiment tout près de la maison.
En étant discrète, près de la caisse à pommes, en se faisant petite, près de'la caisse à outils.....
En se faufilant bien tout près des lapins..... Mais Françoise avait l'oeil.
Elle trouvait des pommes grignotées, des croutons usagés, des betteraves éclatées.
elle les imaginait, petites taches grises, rampant le long des boiseries, rapetipasssant le long des cages.
Alors, elle mettait des tapettes..... Des "tapetakoi" ?
Des "tapetasouris",bien sûr.
Elle mettait même du fromage qui pue bien les pieds, exprès pour faire envie aux "souris sots".
(Le problème, c'est que je ne me souviens même plus si j'en avais attrapées......)

Et quel "rappeur" avec la "mus à règne".....
Mais moi, je n'en sais rien !
Le seul rapport, en fait, c'est tout ceci se passe au jardin Papillon, rondon don.....
Enfin, si, il y a un autre "rappeur"...
C'est que la "mus à règne" et le "souris sot", sont tous les deux des rongeurs.
Ce qui fait qu'avec les lapins, à l'époque où j'en élevais, ça faisait trois sortes de rongeurs......
donc, nous en étions à la "souris sot", qui était ivrogne.

En fait, les deux occupaient au jardin, une place assez importante.
Demandez à Minet, elle vous expliquera.
Savez vous que les chats s'attaquent aux "souris sots" pour les chasser, pour le plaisir, donc, mais aussi pour les manger.
C'est pourquoi ma chatte prend un malin plaisir à me les ramener, sur le seuil de la porte.
Mais savez vous, par contre, que la "mus à règne", elle est simplement chassée, mais jamais mangée.
C'est m'a t on dit, parce que le goût est vraiment très degueulasse.
Comme quoi, on peut faire miaou, et avoir le bec fin.....
Pour en revenir à mon histoire, en fait, j'ai oublié de vous préciser un truc...
C'est ma première histoire "interactive".
Alors, c'est vous qui la continuez, comme vous l'entendez..... hum...
Vous avez vu , Je m'en tire pas trop mal, là... hein... ?
Bon. Evidement, je vois déjà des "mauvaises langues" dire que ça se barre
en c..... QUENOUILLE C'est QUENOUILLE que je voulais dire.

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J'aime les arbres

J'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime J'aime les arbres.....!
Une anecdote: en ballade avec ma p'tite Charlotte, dans Rouen, il y a quelques jours.
Je vois un arbre, en pleine ville, plutôt jeune.
Pas un perdreau d' l'année, mais un jeunot, quoi. Dix ans, à vue de nez.
Une écorce magnifique. J'ai même pas fait attention à ce que c'était comme essence.
- Regardes ! Charlotte comme l'écorce est belle !
Je pose mes mains sur celle ci, pour mieux apprécier sa rugosité......
Ma fille se marre, et me dit : - Maman ........
-Ben quoi ???
Je suis une grande caresseuse devant l'éternel... J'adore carresser...
Tout ! Le velours, la peau, celle de mon mari...... Je ne vous dirai pas
où..... La soie, le tissu..... Quand je visite un musée, je suis toujours tentée de passer mes doigts sur la toile.
Mais on n'a pas le droit.
Quand c'est une sculpture, c'est encore pire. Mais je me retiens......
Si vous aussi, vous êtes des caresseux, venez donc visiter des jardins.
Le mien, ou n'importe lequel.
Car nous, les jardiniers, ça ne nous dérange pas de voir les plantes et les fleurs se faire ainsi caresser......
De toute façon, le jardinage est un art sensuel par excellence...
Car il fait intervenir tous les sens.... Et on apprend au jardin, par les sens.
C'est en touchant et frôlant les végétaux qu'on les apprend.
Certains ont des odeurs et touchers vraiment très particuliers.
Quelquefois, ce goût du toucher va plus loin. Surtout au printemps.
C'est plus "pétrissage" qu'autre chose. Ca n'en est pas moins agréable.....
Qui n'a jamais enfoui ses deux mains dans du terreau bien mûr...... Au mois d'avril........ Quand la terre est féconde........ Mais bon. Soyons sages....
J'en vois certains, là, qui ont une drôle de tête.....
Ils se cachent les yeux, puis écartent les doigts, en se disant...:
mais qu'est ce qui lui prend........
Non, mais ...... C'est pas ma faute ! En effet !
Ne dit on pas, chez les jardiniers, que la terre est "amoureuse" ?????
Mais bordel de merde...
C'est quand même pas moi qui l'invente ça ? non ?
Et dans le pays de Caux, mon beau père disait même que le premier avril,
la terre devait avoir "le cul en l'air"..... Et bien chapeau !
Voilà dans quelle famille je suis tombée !
Bon. Nous ne sommes qu'en janvier......
La température commence à se radoucir déjà...... Mais ne nous emballons pas.....
ET PUIS SOYEZ SAGES UN PEU
NON MAIS QU'EST CE QUI VOUS PREND DE VOUS METTRE DANS DES ETATS PAREILS .............
Jamais j'aurai cru ça de vous... non, vraiment, vraiment, j'aurai pas cru......


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La coccinelle sans points

Une coccinelle un jour, se promenait sur une feuille.
Mais un truc était bizarre, elle était toute rouge, et sans points.
Elle avait beau regarder ses compagnes, aucune n'était comme elle, peinte de la sorte.
C' était une sorte de "vilain petit canard", à sa façon.
Ses copines se moquaient d'elle. On n'a jamais vu une coccinelle sans points !
Alors, souvent, elle allait manger seule. Elle se goinfrait de pucerons.
Elle avait un rosier attitré. Sur celui là, c'était même pas la peine d'aller voir ailleurs.
Il n'y avait qu'à se servir.
Elle marchait doucement, parmi les boutons de roses jaunes.....
Du miellat plein les pattes.
Puis un jour, quelqu'un donna un coup de sécateur.
Elle se sentit transportée je ne sais où.... Un gros oeil se rapprochait d'elle.
C'était le jardinier qui la regardait. Décidement, elle était l'objet de toutes curiosités.
Il prit le plus petit pinceau qu'il trouva, puis peint sur sa carapace,
Les points que dame nature avait oublié de lui donner.
Puis il l'invita à marcher sur son doigt, puis la reporta sur son rosier attitré.
En fait, il avait décidé que quitte à être différente des autres,
Celle là pouvait bien avoir encore plus de points que les autres.
Et elle devint donc la coccinelle la plus riche en points......

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Qu'est-ce qui se passe ?

Ca les a pris il y a quelques siècles. Ils habitaient la campagne, puis ils ont demenagé.
Bien sûr, ils y étaient bien, mais il fallait trouver du travail.
Alors, ils sont partis rejoindre les villes.

Mais qu'est ce qui se passe ?
Mais qu'est ce qui se passe donc ?

Ca les a pris il y a quelques années. Il aimait bien sa femme, mais il l'a trompait.
Certaines disent que c'est "inévitable". Moi, je ne suis pas d'accord.
Bien sûr, il l'aimait, enfin, c'est ce qu'il disait.
Puis ils sont restés comme ça, le cul entre deux chaises.

Mais qu'est ce qui se passe ?
Mais qu'est ce qui se passe donc ?

Ca m'a pris il y a quelques jours. Avant, j'aimais ça, et maint'nant, j'aime plus.
Mes pinceaux sont fachés. Ils ne me disent plus rien.
Ca fait un peu bizarre, un peu comme un ami perdu.

Mais qu'est ce qui se passe ?
Mais qu'est ce qui se passe donc ?

Ca s'est passé il y a quelques heures. Un brouillard gris envahissait ma vue.
Un peu comme une toile d'araignée, qui enveloppait mes pensées.
Puis d'un seul coup, le ciel est dev'nu bleu. Les oiseaux se sont mis à chanter.

Mais qu'est ce qui se passe ?
Mais qu'est ce qui se passe donc ?

Ca m'a pris il y a quelques minutes. Je ne savais plus sourire, je regardais mes pieds.
Puis mes yeux ont croisé ton regard.
Et j'ai vu dans tes yeux, tout l'amour que tu me portais.

Et j' ai su ce qui se passait.
J'ai vraiment su ce qui se passait.

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Faire les courses

Hier j'ai acheté. Un grand bidon d'huile, car parfois c'est utile.
J'ai acheté des gauffres quand j'les mange, ça m'échauffe.
J'avais envie de miel, de confiture, de nutella.
Alors, j'ai pris de la myrtille, des casseilles et du rutabaga.
J'avais besoin de lessive, d'adoucissant de boules de givre.
J'ai pris des carambars, des yaourts à la c'rise.
Il me fallait des pommes, du nougat et du tabac.
J'ai pris des corn flakes un chinchila du tamara.
Il m'aurait fallu du PQ et du sopalin, j'ai pris des mouchoirs et des lave mains.
Il me fallait aussi une pizza. J'ai pris du tiramisu et des abats.
Mon mari m'avait d'mandé des choux.
j'lui ai ramené d'la marie rose, du shampoing et de la lotion.
Ma fille m'avait d'mandé des gants d' toilette,
j'lui ai ramené des savonnettes et des serviettes.
Moi, il me fallait des fleurs pour arranger mon intérieur.
Alors, j'ai ramené un zigocactus, et un asparagus.
Et puis, avec tout ça, moi, je comprends pas... pourquoi....
Mon mari n'aime pas quand "cémoikifélécourss"....Boulet Boulet Boulet

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La taupe et le renard

Oui, ce matin, je le vois bien ainsi.
Ce renard ventriloque avait pris l'habitude de venir se prom'ner au jardin papillon.
Aussi, moi, le voyant faire, Je le laissais agir, comme bon lui semblait.
Plus de poules à manger, au moins, c'était réglé. Pas de chien, pour le perturber,
Juste ma chatte, mais c'est une casanière.
Aussi, quand je le vois chez moi, ainsi gambader, je m'en rejouis bien vite, et ne fais que constater.
Je le regardais dernièrement, observer une taupinière. Qui devant lui poussait, plus vite qu'un champignon.
Comme l'aurait fait Minet, Il saute un peu en l'air, et s'amuse de voir cette drôle de chose là.....
Amusé pas cette terre qui ainsi s'amoncelle, il donne un coup de patte, puis repart de travers.
Il était comme un chaton, jouant avec un bouchon. Et puis tout s'arrête.....
Lui aussi, s'arrête......un peu interloqué.....
Et puis tournant la tête, en un autre endroit, le manège recommence, à quelques métres de là.
Lui repart de plus belle, et entame une gigue. Moi, je restais ainsi, contemplant le manège.
La taupe l'a ainsi promené, une partie de la journée. Mais l'animal sous terrain , lui est bien malin.
A aucun moment, vous pensez bien, n'a daigné faire surface.
Et mon bon renard, lui est resté sur sa faim. Il ne le savait pas.
Mais une taupe, c'est "doudoumabôté",
Et on n'a jamais vu un renard, faire ainsi d'une taupe, Même un petit festin,
Pas même pour boucher une dent creuse.
Enfin, pour la nourriture, il ya mes voisins, qui eux ont des poules !
Là, je vois ma copine, qui elle se sent visée. Mais corrine ! Ce ne sont que des vers.
Pas des vers de terre, pour donner à tes poules, mais des vers à rimer, pour nous, nous amuser.
Aussi, ce renard là, qui ne demande qu'à venir.
Moi, je le recueille, et lui donne à manger.
Un renard ici, au jardin papillon.... Moi, qui aime ne pas faire comme tout le monde.
Moi, ça me va bien, aussi, qu'on se le dise.
Un renard comme celui là , lui ne vous nuira point.

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La yene et le renard

Un renard qui semblait se fatiguer de toujours chercher pitance, se promenait au abords du jardin Papillon.
Il avait apperçu quelques poules bien dodues, des oies juste à point, et un bassin pour la soif.
Aussi, quand le jour faiblissait, il avait pris l'habitude de venir faire un tour our savoir si des fois, il pouvait choper quelque chose.
Mais un jour , il surprit une chose bien étrange.
Il n'en croyait pas ses yeux mais y'avait concurrence.
Il vit une bête immonde, qui aussi semblait il venait reluquer pour y bouffer un peu.
C'était un animal, ma fois, d'une corpulence, qui aurait pu faire pâlir notre renard averti......
Mais sa silhouette massive n'est pas un avantage.
De plus, ce qui était étrange, C'est qu'elle riait pour un oui, pour un non....
D'un rire aussi débile qu'on aurait dit un fan, un fan de Bigard, oui, c'était au moins ça.
Les voilà tous les deux, l'air pas très aimable, à jeter aux poulettes des regards envieux.
Tous les deux s' imaginent, la serviette autour du cou, en train de festoyer pour un bon repas.
Mais voilà que la bourrique commence à ricaner ! Et voilà les poullettes ainsi insultées.
Elles se dressent sur leurs ergots, volent dans tous les sens.
Et finissent par se refugier, tout en haut du pommier. Noires sur un ciel étoilé.
Ca n'est pas aujourd'hui que les deux vont bouffer.
Aussi, notre renard, aussi fin qu'espiégle, plutôt que ventre vide, trouve une belle idée.
Si au lieu de poulette, je me bouffais l'autre conne ?
Il commence bien sûr, par lui faire, mine de rien, une conversation que ma foi, j'ose à peine vous narrer.....
J'ai simplement cru entendre des propos fort galants..... " vous avez savez vous, une silhouette de rêve..... Quand vous levez la tête, on dirait une reine.....
La hyène, pas habituée, ne voit pas le coup venir.
Il faut dire que pour conne on ne pouvait rêver mieux.
Sur que celle là, c'était un spécimen, au point que sur le forum, elle aurait eu sa place.
Il lui dit encore " quand vous fermez les yeux, personne ne vous l'a Dit......
Mais vous avez un charme, comme une cathédrale "
Cette bourrique bien sûr, ferma les yeux.
Il se jetta sur elle, et lui planta les crocs. Juste sur la jugulaire, et la saigna tout net.
Puis, il la devora, aussi simplement qu'il l'aurait fait d'une volaille.
Quand je trouvais au matin, mes vollailles haut perchées,
J'ai tout de suite compris, qu'il s'était passé quelque chose.
Mais un rôt magistral; me mit au parfum, c'était mon bon renard, qui f'sait sa digestion....

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Le "bikélapoubel"

Ecrire des bêtises.....
Y'en a qui font que des bêtises. Mais c'est eux qui le disent.
Moi j'aime bien les écrire à la place de les faire. J'aime bien prendre un stylo et le laisser courir....
Il va où il veut, un peu comme un sauvage. C'est dev'nu un cheval qui rue de toute sorte.
Il court et cavalcade au milieu de la feuille.
Mon poignet voudrait un peu le retenir, mais c'est lui qui commande et fait ce qu'il veut.
Quelquefois tempêtueux, et puis quelquefois tendre; quelquefois ombrageux mais ne sait se défendre
Quelquefois, débonnaire , il commence une danse.
Le voilà matador, qui menace une gomme ! Puis il revient vers elle, et entame un tango.
Il est inattendu, et parfois alangui; presque irrespectueux, et même un peu graveleux.
Je l'ai déjà surpris, en pleine grossièretés, face à un stylo plume, qu'il toisait de là haut.
Monsieur est un BIC, du même nom que le baron.
Est ce une raison vous dis je pour agir de la sorte , Monsieur, en aristocrate, a chopé le melon. Il pose et s'impose à qui se laisse faire.
Son efficacité n'a ici qu'une égale, c'est sa condescendance, en face de son rival.
Il en ferme les yeux, se régale de son ego. Il ignore tout le monde, mais là s'en est trop.
Depuis le temps que ce cher stylo, me servait chaque jour à me relier aux hommes.
Je vois en y regardant bien, que son ventre se vide, et annonce sa mort.
Lui, ne le sait pas, et s'en moque comme d'une gigne.
Mais la fin de l'histoire, et lui ne le sait pas.
C'est que sa vie se termine, et sa fin se profile.
Un corps qui ne pourrait servir qu'à faire une sarbacane, au lieu de dire les mots, que moi je lui dictais.
Sarbacane c'est déjà mieux que rien. Mais moi, je n'ai plus d'enfant que ça amuserait.
Alors, il va finir, au fond de la poubelle, entre un papier chiffonné et une enveloppe de courrier.

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Frénégonde et le hérisson

Elle s'étais installée au dehors, pour pouvoir coudre à loisir, à l'ombre sous un pommier, le matériel sur la table.
Sa boite à ouvrage, les coupons de tissus, les bobines de fil, les rubans, passementeries,
Dans un joyeux fouilli de fleurs et de rayures.
Le soleil passait au travers des branchages et tamisait son éclat.
Soudain, la pelote d'aiguilles tombe sur le sol.
Un hérisson qui passait par là..... Vint voir ce qui se passait.
Car il n'y a pas plus curieux qu'un hérisson.
Emu par un tel vol plané, il vint au nouvelles.
Jamais il n'avait vu de hérissonne si bien pouponnée !
Aussi, pour lui montrer son émoi, il la prit dans ses bras, et la serra bien fort.
 Les petites boules multicolores , au bout de chaque épine
Traduisaient, à ne pas s'y meprendre, un raffinement certain...
Et ça lui allait si bien... Puis il l'embrassa, avec un empressement qui faisait plaisir à voir.
Jamais hérissonne ne lui avait semblé aussi coquette !
il restèrent enlacés, comme ça, un bon bout de temps..... puis ils se mirent à valser.....
Elle n'était pas bien bavarde, aussi il décida de l'appeler Frenégonde,
Pourquoi ? Parce que c'est salpi qui l'a dit.
Et que c'est salpi qui commande, dans cette histoire là.....
Puis il l'emena dans le jardin papillon, bien cachés, sous les arbustes,
Pour la présenter à sa famille.

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Maternité

Aujourd'hui, c'est décidé, j'ai envie de parler, de maternité.
Va t elle le faire en rimes ? Ou bien alors en prose.
En fait, là, vraiment, je n'sais pas...... J'ai envie j'ai envie, et on va voir si j'ose.

C'était à l'époque de mon adolescence....
Mon corps, comme chacune avait bien changé.
Aussi bien sûr, j'y pensais.
Avoir un bébé ?
Avoir un bébé ?
Mais enfin, vraiment , vous n'y avez pas pensé.
Tous les récits étaient tous unanimes. La télé, les histoires. Les films et leurs deboires.
On voyait toutes ces femmes, leur gros ventre encombré.....
Degoulinantes de sueurs.....
Les maris affolés, ne sachant à chaque fois ou la tête donner......
Et puis la caméra allait dans l'autre pièce.
On voyait les enfants apeurés comme le père.
Et des cris terrifiants sortaient donc de la chambre.
Ca durait ça durait, ça ne finissait pas. Et c'était comme on dit pareil à chaque fois.
Non, vraiment, vous voyez. les gosses, j'avais rien contre.
Mais moi, à cette époque, fallait pas m'en conter. C'était hors de question que je joue ce rôle là.
Pour faire des marmots, moi, je refilais ça, à toutes celles qui le voulaient bien, je n'avais rien contre.
Mais ce serait sans moi, pas la peine d'y compter.

Je campais donc ainsi, sur mes propres convictions.
Puis les choses allant, en fait, je ne sais pas bien quand.......
Avais je rencontré mon arbre ? ou étais ce avant ?
Là vraiment, je ne sais, je ne sais pas vraiment.
Mais je me souviens bien, de ce que je me dis......
"Depuis que l'être humain existe, les femmes mettent au monde,
Mais pourquoi, grand Dieu,
Serai je plus conne qu'une autre ?" scratch Ma position avait donc évolué.
Je n'en étais encore à vouloir en faire un...... Tout au plus j'imaginais, que si celà arrivait, J'étais réconciliée avec le bas de mon ventre.
Et ferai le nécessaire pour faire aussi bien que les autres.
Une sorte d'embryon de désir, un peu comme un "rêve congelé".
De l'embryon de désir au vrai désir d'enfant,
La rencontre d'un homme faisait bien mon affaire.
Aussi, ce désir là ne fut pas la priorité.
Etre heureuse avec lui, et surtout prendre notre temps.
Car il n'est rien de plus sérieux et de plus bouleversant, rien de plus "mûrissant", de plus réconfortant, rien de plus agréable et de plus amusant, rRien de plus récréatif , aussi de plus jouissif que ce désir là ce gros désir d'enfant........

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"Un baiser les boutonne"

Hier, j'ai visité une amie accouchée. J'ai regardé cet être, si petit, cajolé.
Une petite fille agée d'une semaine.
Sa peau est plus douce qu'on ne peut imaginer.
Elle passe son temps à dormir, ce qui inquiète sa maman.
C'est que la soeur ainée, elle passait, oui, c'est rien que de le dire, passait son temps à pleurer.
Quelle merveille de la voir, ainsi roupiller. Son teint un peu carotte....
Elle me replonge pour un moment, dans mes maternités à moi.
Mais le plus merveilleux, que la scène me donne.
C'est de voir la maman, lui parler et fredonne.
Elle la pose sur ses genoux, juste après la tètée,la petite bouge un peu la tête, et donne à la maman, la place pour un baiser.
Lui caresse le visage, avec le bout de son nez.
Elles sont toutes les deux, dans une jolie bulle. Le temps s'est arrêté.
Les guerres et la folie des hommes, la baisse du pouvoir d'achat.
La politique et le JT jounalier.
Ce petit être lui donne une envie surnaturelle.
Le pouvoir de soulever des montagnes, de braver l'impossible.
Pour l'instant, toute son énergie est mangée.
La délectation de donner à cet être tout l'amour qu'elle même a reçu de sa mère.

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Le pot au feu

Je suis une eau frémissante.

J'ai le coeur qui deborde, un peu comme une marmite.
Comme une eau bouillante, qui attend .... les légumes.
Je suis un pot au feu, qui attend la barbac.

Elle a mis des carottes, un chou et des navets. Une botte de poireaux, et un fond d'artichaud.
Quelques baies de genièvre, quelques clous de girofles. Elle a mis un jarret, fumé, pour son bon goût.
Quelques feuilles de laurier, une branche de thym. Pour la viande elle a mis, une belle joue de boeuf, un jarret, pas fumé, et aussi une queue.
Elle est coupée en morceaux, bien nets et pas trop gros. Un beau morceau de gîte, un autre de paleron, un morceau de macreuse et un autre de plat de côtes.
La viande a mijoté pendant la matinée. La cocotte minute, sifflait, puis a dit : "zut".
Et après le repas, elle a tout transvasé.
Sorti la grand' marmite, celle qui est au sous sol.
Elle lève le couvercle, verifie la cuisson.
Sent bien tout le parfum, pour voir si tout va bien.....

Pendant la matinée, elle a tout épluché. Les divers légumes, avec toutes les couleurs.
Dans un livre elle a lu qu'on pouvait, si on l'souhaitait, ajouter du raifort, qui est au potager.
Alors, pour l'occasion, cette fois ci elle l'a fait.
Arraché un morceau, pour voir ce que ça donne.
Quand elle a épluché, elle a bien constaté, que près du raifort, la moutarde est une tendre.....
C'est un truc incroyable...... Car rien qu'à l'éplucher, un si petit morceau, lui pique ainsi le nez. C'est comme un concentré de moutarde au vinaigre.
Le piment à côté semble à peine une saveur.....
Aussi, par précaution, elle décide d'en mettre, juste quelques petits dés, pour voir ce qu'ils diront.
Elle a fouillé sur le net, pour trouver la recette. " sauce au raifort", ça c'est fort !
Pour accompagner la viande, elle va faire un essai.
Mixe celui ci pour en faire de la poudre. Elle suit bien la recette, pour épater son monde.
Là, je suis soulagée, elle a mis les légumes. Les navets un peu gros, les a coupé en quatre, les carottes, y'en a plein, ce sont là je le sais, ses légumes préférés.
Je dis ça je dis ça mais en fait je ne sais pas. Car quelquefois elle dit que c'est aussi le chou.
Une fois tout introduit, c'est pareil à chaque fois. Elle appuie le dessus, pour faire bien tout baigner.
Mon bouillon embaume l'ensemble de la maison.
Je mijote lentement, elle va mettre la table.
Quand la viande est à point, c'est une formalité; que s'assurer ensuite, la cuisson des légumes. Il me faut encore attendre un p'tit quart d'heure.
Elle revient bien souvent immerger les poireaux. Les derniers déposés ont parfois le ventre à l'air,
Et il est plus prudent, pour bien faire la chose, de venir appuyer, avec son écumoire.
Ha oui !
J'avais oublié, en même temps que la viande, au matin, elle a glissé bien sûr,
Quelques bons os à moelle, et puis du lard fumé.
Pendant que je mijote, elle a mis le couvert. Elle aime le pot au feu, car c'est un plat unique.
Et quand on en fait un pendant un jour ou deux, On n'a plus vraiment besoin de se casser la tête.
" je sais pas ce midi, ce qu'on pourrait manger". Non; là, vraiment, la réponse est trouvée.

Elle pique les légumes pour verifier la cuisson. Ce coup ci, là c'est sûr, elle arrête le tout.
Elle prend deux torchons, pour ne pas se brûler, et deménage le tout, dans la salle à manger.
Je trône au beau milieu. Ils lorgnent la marmite.
Elle léve le couvercle, et regarde son monde
C'est fou ce que la bouche peut ainsi demander.
Pour sûr on dirait, que depuis quelques jours ces gens là ont ma foi, bien peu bouffé !
Puis elle prend les assiettes, et sert la tablée....
Ils regardent tous les légumes égoutter.
Entre un qui dit de ses yeux "à l'abordage ".......
Et l'autre qui ose un "moi, je veux bien de ça ...."

Et voilà comment un jour..... Une famille entière,
A mis fin à mes jours, un jour....... de pot au feu.......

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Couleurs gaies

J'ai envie de couleurs gaies.

J 'ai envie de choses futiles. Des trucs un peu marrants.
Qui prêtent au dépaysement. Je voudrai des confettis.
Et des ballons de baudruche.
Des guirlandes en guimauve, et des ours en peluche.
Des lasers pour écouter la musique, de la belle, farfelue, une qui prend les tripes.
Et aussi des pasd'danse. Des tangos tchatchatcha
Des serpents en boa.
Des rocks endiablés et des slows langoureux.
Des chenilles qui dansent. Chaussées de pas de danse.
Des scarabés poilus qui montrent leur trous du cul.
Je veux des coccinelles géantes, qui dansent la sarabande.
Des mantes religieuses qui ne sont pas sérieuses.
Des araignées fluos qui dansent le paso.
Je les veux en velours doux pour pas faire de jaloux.
Je ne veux pas qu'elles fassent peur ! Je les veux amicales.
J'ai envie qu'elles enlacent les amis qui s'embrassent.
Oui, là; à ce moment là, j'ai envie de ça. J'ai envie d'faire la fête, de marcher , de courir, tout contre la plafond.
Qu'on y danse, se poursuive, et qu'on tourne en rond. Que l'on joue à cache cache et à saute mouton.
Qu'on s'embrasse qu'on s'enlace , et qu'on fasse des bonds.

J'ai envie de couleur gaies.

Des rouges, des jaunes, et aussi du violet. De vermillon, de pistache, de bleu outre mer
Des couleurs qui appellent le printemps, et ça sans faire semblant.
De jaunes jonquille et jaune safran. De rouge cerise qui crie et improvise.
Que les couleurs me fasse violence... Comme un pas de danse.
Qu'elles me transportent en des lieux, que je trouve, moi, joyeux.
Qu'elle réveillent les tristes et gonflent leur poitrine.
Qu'elle scintillent des yeux et les prennent pas la main.
Pour chanter avec eux et en faire des refrains.cheers cheers cheers

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La rapine

Chacun, quand il est petit apprend tout doucement ce qu'a été et sera la vie.

J'étais petite fille, juste devant la maison.
Une lapine "croisée clapier", y avait fait son nid.
C'était, je me souviens, tout au bord de la mare.
La maison était distante, d'au moins une centaine de mètres.
Cette lapine était noire et blanche, d'aussi loin que je me souvienne.
Je l'observais à distance, probablement couchée sur l'herbe,
Comme un petit oiseau veut apprendre la vie.
Alors que je la voyais partie vaquer à ses occupations,
Il me prit soudain l'envie d'y plonger ma menotte.
J'enfonçais bien le bras, par le grand trou béant,
Qui faisait à la "rapine", une jolie maison.
Mon intrépidité n'avais d'égale que ma curiosité.
Elle partie, c'était sûr, j'allais enfin savoir, ce qu'il en était.
Quand soudain quelqu'un me mordit le bout du doigt,Shocked
Me faisant faire un bon et me vexa fortement.
Je courrais de toutes mes jambes, vers la maison et ma maman,
en lui expliquant fortement "la rapine , la rapine la rapine la rapine".
Car comme chacun sait, bien sûr.
Le rapin a pour femme, la rapine, et leur petits sont des rapereaux.
Ce souvenir me fait marrer à chaque fois que j'y pense.
La trouille que cette "rapine" m'avait faite était telle,
Que je m'en souviens encore. On dit toujours dans les campagnes, qu'il ne faut jamais mettre la main dan un nid de lapins,
Car la mère sent alors notre odeur, et mange alors ses petits. Twisted Evil
Imaginez donc quel culot j'avais, moi, à quelques années, de braver ainsi les interdits.
C'est vrai que dans mon jeune age, les"rapins" étaient fort importants.
Une autre fois, je les avais ennuyés un peu trop, l'un d'eux, dans un clapier
(mais qu'était elle donc allée faire dans cette galère ? )
M'avait lui aussi mordu au poignet, et j'en ai encore la cicatrice.
Enfin, voilà.... Vous savez.study
Moi qui voulais vous donner de moi une image bien sage.......Embarassed

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Les cailloux

j'aime bien.................les cailloux.

Il marchait sur ses terres, comme un brave paysan.
Il était en tracteur, et toujours regardait,
Tous ces billots de terre, la moindre petite pierre.
Pourvu que d'un seul oeil, celui-ci aiguisé, il scrutait vers le bas, comme un loup cherche une proie.
Et au bout d'la journée, toujours, il rentrait. Il posait sur la table, la moindre de ses trouvailles.
Tout encrassés d'argile, gris foncé, couleur silex. Là, il nous expliquait, ce qu'était son butin..
" Ca c'est une pierre polie.... tu vois ça...... c'est une flêche".
Des fois, un percuteur. Quelquefois, un fossile. Ou c'était un biface, ou un grattoir.
Bien sur, nous, ça nous lassait un peu.....
Avec une vieille brosse à dent, il nettoyait tout ça.
Puis ça allait rejoindre, toute sa collection.
Il y en a maintenant, une pièce rien que pour eux.
Les témoins sur nos terres, des hommes des cavernes.
Un oeil expérimenté, la recherche du graal.
Des placards, des armoires, Des commodes et des tiroirs.
Ils sont envahis de pierres, des cailloux de toute sortes, que le temps, lessiveur, a amené jusqu'à lui.

Moi, ce qui m'en reste, c'est la curiosité. Je laisse les néandertaliens, à mon petit pater.
Moi, je n'aime des cailloux, que ce qui est joli,
Qui me parle de tout., un petit detail, ou un rien.
J'aime les minéraux, surtout quand ils sont beaux, ou alors, simplement, quand leur forme, me dit quelque chose.
je ne sais pas pourquoi, c'est juste pour moi, une affaire d'esthétique.
Oui, je ne dédaigne pas, une jolie pierre taillée. Mais disons qu'à mes yeux, son histoire m'indiffère.
j'aime bien, par exemple, me promener sur une plage, et ramasser des cailloux, juste parce qu'ils me parlent.
Des tâches d'ocre, des trous m'interloquent.... J'en ai même ramenée une grosse,
Qui présentaient vraiment, un truc très marrant. Un énorme trou béant, moi, m'a donné l'idée, de venir y planter, une petite plante dedans,
Une joubarde, ou que sais je..... He, oui, vous voyez.
Je regarde un caillou, et tout ce que ça provoque, c'est encore au jardin, que je le met en scène. Il trône sur la terrasse, depuis plusieurs années.
Je n'ai pas encore fait, ce que j'avais prévu.
Mais là ! ça y est, je crois que c'est pour cette année.
Des petites plantes alpines, hautes de quelques millimètres, parviendrons je le sais, car je vais les y mettre.

Je parle de cailloux je parle de cailloux......
Moi, j'aime bien le perido !
C'est une pierre semi precieuse, qui a la particularité, d'être d'un vert, pas un vert de froidure, mais un vert de prairie !
Un vert d'une beauté, que vous ne pourriez soupçonner !
C'est un vert lézard... un vert olive..... un vert herbe tendre.... Un vert salamandre.
Un petit cailloux vert.
Un vert comme ça, oui, je l'aurai...... Petite pierre, à mon cou suspendue.
Un jour. Je l'aurai.

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Les talus

Un talus, en Normandie, ça correspond à une sorte de surelévation continue, sur laquelle les anciens avaient planté des arbres.
Généralement, c'était des hêtres. Mais à cet endroit, c'était des chênes.
On passait beaucoup de temps, nous, les enfants, sur ces endroits là.
Car ils étaient surelevés, donc on aimait bien.
Et une fois que je m'y promenais, je n'ai pas vu qu'à l'endroit où je voulais poser mon pied, une canne avait fait son nid.
Quand elle a vu que j'allais littéralement poser le pied dans sa niche, elle m'a pincé le mollet.
J'en ai eu, encore une fois pour une belle frayeur.
Mes parents élevaient des porcs, en liberté.
Ils étaient cantonnés dans la "cour au cochons"; la particularité de cette cour, c'est qu'il n'y avait plus aucune végétation, vu que les cochons avaient tout retourné.
La seule plante qui poussait, c'était la camomille sauvage. Ou matricaire.
Ca faisait des fleurs blanches partout, qui puaient quand on les écrasait.
(c'est une plante vermifuge )
Il y a avait aussi un énorme et gigantesque poirier.
Les porcs se régalaient des poires tombées, dont on ne voyait jamais la couleurs, à cause de leur inaccessibilité. Je me souviens surtout de l'arbre en fleur.
Le poirier a la particularité de donner une floraison un peu verdâtre, d'une grande élégance....
Qui tranchait un peu avec le spectacle des cochons qui étaient sur le sol.
Pour en revenir aux "talus", c'est un élément du paysage très important, chez nous.
Car toutes les fermes étaient à l'origine entourées de la sorte.
Bien peu de village ont gardé leurs hêtrées d'origine, malheureusement.
Le remembrement a fait beaucoup de dégats. Et les agriculteurs actuels n'ont pas forcément l'intelligence de préserver ces sites merveilleux.
A l'origine, les bâtiments agricoles étaient en torchis, et couverts de chaume.
Ils étaient paralléles aux talus, espacés les uns des autres, pour limiter les risques d'incendies.

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Dessiner

..... je subissais, quand j'étais en quatrième, les railleries de mes camarades.
Les enfants et les ados sont absolument sans pitié avec ceux qui souffrent.
Ils sont à cet âge des loups pour l'enfant, de façon encore bien plus impitoyable que ne le seront plus tard les adultes.
Aussi, je n'échappais pas à cette règle. Et la dépression, déjà faisait de moi une proie parfaite.
Un jour comme les autres, je ne sais plus si c'était en cinquième ou quatrième, je ne sais pourquoi, je dessinais; je me souviens très bien, c'était une truite.
Enfin, un poisson......
Et je vis les autres, grâce à ce dessin, changer littéralement leur fusil d'épaule, quand ils virent la qualité de mon dessin..... c'était bouleversant.....
J'insistais les jours suivants......
Un enfant, avec un sac de toile sur le dos de profil. C'était des copies, bien sûr.
Comme le peu d'imagination nous laisse faire à cet âge. J'ai encore ce dessin.
Et plus je montrais ces dessins à mes "colocataires involontaires", plus je "maîtrisais" la souffrance qu'ils me faisaient subir habituellement.....
Je vous rappelle que j'étais pensionnaire, et que je les avais donc sur le dos 24h / 24h.
Ce fut , je crois, une des périodes les plus bouleversantes de ma vie.
La plus méchante d'entre elles, me dit au bout de quelques jours: "tu verras.... tu y arriveras.... si tu veux faire ça.... tu y arriveras."... Elle était habituellemnt la pire du lot. Une méchante à l'état pur. Avec aucune pause pour me laisser du répit.
Et moi, à cet instant, grâce à ces quelques dessins, je parvenais à inverser la vapeur, à me faire respecter, et à transformer les loups en agneaux......
Bouleversant, oui, c'est bien de ça dont il s'agit.
Ma décision était prise. Je ferai du dessin....
Puisque on se moquait de moi à cause déjà de mes dons artistiques....
Voilà ce que je ferai.... Je serai artiste.
Et je me battrai avec mon crayon.... C'était un chemin tout tracé.
Alors, je commençais à en parler à tous mes profs, particulièrement à mes profs de dessin, qui m'encouragèrent dans ma démarche.
Ca correspondait à l'époque ou je commençais à relever le nez en troisième..... était ce juste avant, ou juste après... je ne sais plus.
Mon état psychologique, juste avant cette passe était si mauvais, qu'un jour de crise, particulièrement mauvais, "les loups" prirent peur, et envoyérent chercher ma soeur.... Elle qui me rejettait, depuis mon entrée en sixième......
Me prit sous son aile avec ses copines.....
J' étais dorénavant avec les troisièmes, et plus personne ne vint m'emmerder......
J'étais en quelque sorte "sauvée" par l'amitié qu'elles me portaient.
Une amitié encore vivace aujourd'hui.

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Maternothérapie

Quand mes filles étaient petites,
je buvais à l'eau de leurs fontaines enfantines,
comme un grand oiseau blessé, qui y puisait l'eau pure
avec laquelle je desinfectais mes plaies.
Que  l'ombre noire de ma souffrance ait occulté le soleil,
le simple fait de poser mon regard sur leurs têtes blondes,
pour me repaître de leurs rires, et le soleil réaparaissait.

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